Visites Guidées : Journées du Patrimoine 2021

 

Cet itinéraire proposé englobe le site des béguinage et hôpital Saint Nicolas créés par les comtesses de Hainaut et seigneures de Braine-le-Comte au début du 13ième siècle, en contrebas de la rue Samson actuelle.

Aux béguines du début succédèrent pour les soins aux malades des Sœurs Grises (1528 – 1640) puis des Sœurs Récollectines jusqu’en 1818.

Il longe l’ancien emplacement de l’Ecole Moyenne de l’Etat (où le futur Saint Damien fut élève – voir la brochure Damien avant Damien) pour admirer la maison Samson, demeure historique qui fut occupée par la famille REY, les Frère du Sacré-Cœur, les réfugiés de 1954 accueillis à Braine par le père Dominique PIRE, … 

Le site du Centre Public d’Aide Sociale montre l’actualité du soin aux personnes : aux maisonnettes de 1896 se sont ajoutées maison de repos et de soins, crèche, habitations sociales,…. Au chevet de l’église Saint GERY, la pierre tombale de Joséphine DESALLE, personnalité brainoise. Ensuite, face à l’église, l’ancien couvent des franciscaines, le site de l’ancien pensionnat des Sœurs de Notre Dame, l’ancien couvent des Dominicains occupé dès 1818 par les Sœurs Récollectines et sur le site duquel fut construite une maison de repos.

Rue de Mons avec l’Ecole communale des filles (merci aux enseignantes) à côté de celle des garçons,). Face à l’Institut Saint Gabriel, le site de l’Ecole Moyenne des garçons orné du sigle de Braine-le-Comte gravé, avec de l’autre côté, l’ancienne Ecole moyenne des filles (les deux forment l’athénée Royal) De l’autre côté de la rue des Déportés, l’église des Récollectines. Dans le fond, au bout de la rue Charles MAHIEU, l’école Normale.

Mais connaissez-vous les « petites filles » et le loup navetteur ? Ces statues sont l’œuvre de ????

Départ : Grand place.

Rue de la Station, puis à gauche rue des Patiniers.

Possibilité d’entrer dans la ruelle Larcée. Une grande grille ferme un accès aux garages.  Elle prolonge la ligne des remparts médiévaux.

Une vingtaine de mètres séparent cette ligne des remparts et la rue, jadis voie de circulation doublant le rempart. Rue destinée aux mouvements des défenseurs. Ce terrain devait rester libre. Sur la droite, un mur en moellons témoigne de l’ancienne présence d’une tour et marque la limite est de l’ancien couvent des Pères Dominicains. Au 17ième siècle, cet ensemble était surmonté d’une galerie (la « cripta » mentionnée sur le plan de l’ancien couvent).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Descendre la rue.

Croisement avec la rue Edouard Etienne (jadis rue du Pont, pont enjambant la Brainette et faisant partie de la porte médiévale de Nivelles).

La ruelle de circulation des défenseurs se prolongeait en droite ligne, soit juste en face.  En 1640, elle fut déplacée plus haut. C’est la rue Samson actuelle. S’y rendre.

Marguerite de Constantinople, comtesse de Hainaut et donc  seigneur de Braine-le-Comte, créa l’hôpital Saint Nicolas.

Les desservantes étaient des béguines.  Le 15 mars 1528, des Sœurs Grises (franciscaines) prirent le relais jusqu’en 1640.

Suite à la Réforme de Limbourg (Mère Jeanne de Jésus), de nouvelles transformations eurent lieu, notamment pour se conformer aux nouvelles règles. Les Sœurs Récollectines officièrent en ces lieux de septembre 1640 jusqu’au début du 19ième siècle. Elles migrèrent ensuite vers le site de l’ancien couvent des Dominicains, puis rue de Mons (1897 – 1971) et enfin rue de la Bienfaisance jusqu’en 2009. Elles suivent en quelque sorte leurs protégés et l’adaptation successive des lieux d’accueil.

Approche de l’organisation des lieux :

Site des béguinage et hôpital St Nicolas (essai de reconstitution – hypothèses et sources)

  • C. DUJARDIN, J-B CROQUET, P. BOURDEAU : La Paroisse de Braine-le-Comte ;
  • Plans de DEVENTER (1555), Adrien DENIS (1587), et 1740 publiés dans Jacques BRUAUX, Lorsque Braine m’était conté n°8. Livre du même auteur.
  • Photos satellite ;
  • Observations sur le terrain ;
     
  • La chapelle initiale, plus petite laissait place pour les manœuvres des défenseurs. Chevet plat. Celle de 1640 s’allonge jusqu’à la muraille. Orientées chœur à l’est.
  • Le couvent est accolé à la chapelle et perpendiculaire ;
  • Cloître et jardin en croix entre hôpital et couvent ;
  • L’hôpital aurait pu se situer à l’emplacement du bâtiment de la police, mais aucune indication ;
  • L’hôpital de 1640 est placé à l’endroit où il se situe sur le plan de 1740 ;
  • Le niveau plus élevé de la rue Samson actuelle devrait être dû au remblai d’anciennes constructions ;
  • Le couvent des Récollets est placé sur le coin, toujours en se basant sur le plan de 1740.

Le site de la Police est probablement celui du premier hôpital. En face, les maisons occupent l’emplacement de l’Ecole moyenne de l’Etat qui fut fréquentée par le futur Saint Damien (voir la brochure « Damien avant Damien » disponible à l’Office de Tourisme). En face, l’ancienne maison des Rey, la maison Samson, au portail millésimé et orné de ce célèbre héros.

Tourner à droite ruelle à Picpus.

Sur la gauche, les premières maisons sociales de Braine-le-Comte, construites à l’initiative des Rey.

Tourner à droite, rue des Viviers. Rappel des viviers médiévaux aux multiples fonctions : réserve d’eau pour le moulin comtal, défense de la ville, pisciculture, protection contre les crues.

Traverser vers la rue de la Bienfaisance, en face.

Sur la gauche, la « villa Papillon » est la dernière implantation des Récollectines. Elles la quittèrent en 2009. Le bâtiment est désormais intégré au site du Centre Public d’Aide Sociale.

Monter à gauche.

L’entrée du site du CPAS se fait entre deux rangées de maisons : les « maisonnettes » construites en 1896. Une plaque en façade de la première rangée de droite l’atteste.

L’ensemble du site comprend désormais maisons sociales, crèche, maison de repos et de soins. Adaptation régulière aux normes et aux besoins sociaux.

Hommage aux: Béguines, Sœurs, Personnes dévouées, quel que soit leur statut.

Possibilité de découvrir le site.

Monter entre les 2 rangées, prendre à gauche : c’est la crèche ; poursuivre et tourner à gauche, puis encore à gauche : sentier du Cailllou

Suivre ce sentier jusqu’à la rue de Bruxelles et tourner à gauche. Descendre la rue.

Sur la gauche : la ferme du Caillou

Puis, l’ancienne auberge du Lion Noir.

Tourner à gauche, rue des Digues. Traverser et entrer dans le parc.

Un panneau de l’Office de Tourisme est dressé près de l’entrée de la cure. A l’honneur de Saint Damien.

Faire le tour de l’église. Au chevet, côté sud se dresse la pierre tombale de Joséphine DESALLE, ainsi honorée pour son action.

Du parvis, vue vers une grosse maison, jadis couvent de Sœurs Franciscaines. Le couvent occupait, avec l’autorisation seigneuriale, une partie du site de l’enceinte castrale. La route a amputé le bâtiment de son aile est en 1835.

Remonter la rue Maïeur Etienne.

Sur la gauche, après l’espace occupé jadis par le vivier, une inscription : Pensionnat des Sœurs de Notre Dame.

Continuer vers la Grand place. La rue Père Damien est aussi une ancienne ruelle de circulation.

Après la Grand place, tourner à gauche, rue des Dominicains (autre ruelle de circulation)

Sur la droite de cette rue, l’emplacement jadis occupé par l’hospice de la fin du 19ième siècle remplaçant celui du 17ième siècle. Le bâtiment, inadapté aux besoins actualisés, a été démoli et une crèche fut construite à côté.

Traverser le site vers la rue Britannique.

Rue Britannique.

Venant de la gauche, rue Ferrer, inventeur de l’école moderne et promoteur de l’éducation des filles.

Sur la droite, un bloc de bâtiments scolaires. Au fronton du dernier bâtiment, gravée dans la pierre, l’inscription « Fondation Neuman » .

Henri NEUMAN fut bourgmestre de Braine-le-Comte. Il construisit l’école ménagère de ses propres deniers. L’école veillait à l’éducation des filles.

Hommage ici aux mécènes qui poursuivent un mouvement historique déjà attesté sous la république romaine et qui se prolonge par les Fondations.

Plus loin, l’école technique Saint Gabriel.

Tourner à droite, rue de Serbie, puis encore à droite, rue de Mons.

Sur la gauche, le bâtiment de l’Ecole Moyenne des Garçons, ornée du blason brainois. Cette implantation a succédé à celle de la rue Père Damien.

En face, de l’autre côté de la rue des Déportés, église des Récollectines.  photo disponible également  Fin 19ième siècle. Leur couvent était au numéro 83.

Poursuivre la rue de Mons vers la Grand place.
Dans le fond, au bout de la rue Charles MAHIEU, l’école Normale.

Sur la droite de la rue l’ancienne Ecole Moyenne des Filles, puis les écoles jadis communales. Au fronton l’inscription gravée « Ecole Communale des Filles » (l’enseignement n’était pas mixte…)

Rejoindre la Grand place.

 

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